Monsieur le Maire

Presentación

Nacido en Pamplona el 14 de abril de 1962
Es licenciado en Historia del Arte por la Universidad de Zaragoza. Se doctoró en la Universidad de Navarra con una tesis sobre las torres de linaje medievales en Navarra.
Ha sido profesor de Historia del Arte en la Ikastola San Fermin hasta 2015.
Desde junio de 2015 es alcalde de Pamplona.

 

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Salutation

Avec P de Pampelune

Le poète autrichien Rainer María Rilke disait que la véritable patrie de l’être humain est son enfance. Et il avait tout à fait raison. Je suis né au nº5 de la rue de la Navarrería, et c’est pour cela que mes tout premiers souvenirs sont les jeux d’enfants aux environs du Caballo Blanco et sur le parvis de la cathédrale. De plus, je suis né 9 mois après San Fermín, un 14 avril (jour de la République), et qui plus est gaucher ; bien sûr, tout ceci vous marque. Les Pères Jésuites se chargèrent de « corriger » (à cette époque on disait comme ça) le caractère gaucher de ma main, mais avec celui de mon esprit, définitivement, ils ne purent rien faire.

J’ai vécu à Santa María la Real pendant deux ans, et près de 30 à Iturrama, même si entre temps je dus ouvrir une parenthèse de résidence à Zarautz, pour des motifs liés au travail de mon père, et à Saragosse pour des raisons d’études. De ces deux endroits j’ai rapporté des amitiés que je conserve toujours et que j’entretiens avec soin, ainsi que la ferme décision de ne plus jamais quitter ma ville. Et j’ai certifié cette détermination avec une thèse doctorale que j’ai menée pendant 12 ans, qui porte sur l’architecture médiévale, et pendant laquelle je me suis imposé l’obligation de visiter toutes les localités de la Navarre, y compris les fiefs et les villages abandonnés. Ceux qui me connaissent savent que je m’en vante souvent.

L’amour envers l’histoire de mon pays, la Navarre, m’a poussé à écrire de nombreuses publications et même le scénario d’une BD à son sujet. Mais aussi à participer et à diriger plusieurs congrès, en particulier pendant les années précédant le Vº Centenaire de la conquête de la Navarre. J’ai également participé à de nombreuses plateformes et mouvements sociaux, comme ceux qui s’opposaient au barrage d’Itoiz ou au parking de la place du Castillo, et j’ai fait partie d’autres initiatives dans lesquelles nous avons appris à souffrir… et, presque toujours, à perdre. Depuis l’année 2009 je tiens une rubrique dans un journal local, appelée « Adieu Pampelune… », dans laquelle je proclame chaque dimanche, par-dessus les joies et les déboires, l’amour profond et inconditionnel que j’éprouve envers cette ville.

Ce fut précisément l’étude et la connaissance de l’histoire de la Navarre ce qui m’entraina dans le domaine de la politique. Ceci, et le fait que, la personne qui me le proposa, sut faire vibrer la corde la plus sensible de ma personnalité : la possibilité de devenir le maire de ma ville. C’est bien pour cela, et uniquement pour cela, que je quittai la plus belle profession qui soit, l’enseignement de l’histoire de l’art, activité pour laquelle j’ai ouvert une parenthèse. Pendant ce temps, je travaillerai avec effort et enthousiasme, depuis l’Hôtel de Ville, dans le but d’améliorer les choses de Pampelune. Et dans une ville dont l’histoire a été jalonnée par des remparts et des élargissements, je veillerai à démolir les plus grands et difficiles remparts, les idéologiques, et à bâtir un quatrième et définitif élargissement, le mental.

Bien entendu, pendant ce fascinant et dur trajet, j’espère ne jamais oublier que je ne suis qu’un professeur d’ikastola qui est devenu maire, et un maire qui n’a jamais aspiré à être autre chose qu’un professeur d’ikastola.

Photos de Monsieur le Maire

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