Jardins / Zones vertes

Nombreuses sont les raisons pour lesquelles, lors d’une visite à Pampelune, on ne peut manquer de faire une promenade dans les multiples jardins que garde précieusement la ville. En effet, ce n’est pas en vain que Pampelune est considérée la ville espagnole avec le plus grand nombre d’espaces verts urbains, avec 20% de sa superficie couverte par des parcs et des jardins. Ces espaces verts et arborés se distribuent sur la totalité du tissu urbain, créant ainsi un réseau proche et vivant dans toutes les zones de la ville. On compte 3 000 000 de m² de zones municipales et 1 500 000 de m² d’espaces verts privés et publics. Cet ensemble de 4 500 000 de m² d’espaces verts est à usage public.

Il convient également de citer la diversité d’espèces (428 essences d’arbres et plus de 200 entre arbustes et vivaces). Le nombre d’arbres municipaux est d’environ 60 000 et l’ensemble des espaces verts de toute la ville dépasse les 140 000. Ceci génère à son tour des niches de biodiversité pour d’autres espèces animales et végétales réparties dans toute la ville. 

Mais en plus d’être une référence en ce qui concerne le pari pour l’environnement et la biodiversité dans la ville, les jardins de Pampelune se distinguent par leur caractère historique et leur présence dans le quotidien des citoyens. 
 

Parcs

Parc fluvial de l’arga

Le Parc Fluvial de l’Arga, avec son million de mètres carrés, constitue un des espaces verts les plus importants de la ville. Son itinéraire, parallèle au cours de la rivière, traverse les ponts historiques les plus importants : Magdalena, San Pedro (le plus ancien de Pampelune), Rochapea et Santa Engracia. Les méandres s’éloignent et se rapprochent de la ville, créant un circuit à haute valeur paysagère pour promeneurs, cyclotouristes et tous ceux pratiquant des sports de rame.  

L’ambiance urbaine intramuros contraste avec la flore autochtone récupérée et l’environnement champêtre. Des frênes, des saules, des aulnes, des tilleuls et des pruneliers vous accompagneront tout le long de cette promenade, créant ainsi un environnement idéal à quelques pas de la capitale navarraise. 

Cet itinéraire est également une excellente manière d’observer la ville de l’extérieur. Vous pouvez le parcourir à pied ou à vélo, intégralement ou par tronçons. Ses aires de pique-nique constituent l’endroit idéal pour profiter d’une belle journée de campagne sans trop s’éloigner de la ville. 

PRINCIPAUX POINTS D’INTÉRÊT:

Moulin de Caparroso:

Il s’agit d’un des plus anciens bâtiments industriels de la ville. Jusqu’en 1848 son activité était la mouture du grain, mais à partir de cette date il devint un four de fonte de fer dédié quasi-exclusivement à la production de pièces pour machines agricoles. Au cours des années, on l’utilisa pour la production d’énergie hydroélectrique.
Actuellement, ses installations comprennent l’ancien moulin, le barrage, la cheminée de la fin du XIXº siècle ainsi qu’une structure récemment ajoutée qui contient la salle à manger du restaurant qu’il dessert de nos jours. L’École Municipale de Canoë-Kayak est également située au sein du complexe.        

Pont de la Magdalena:

Il s’agit d’un des plus beaux ponts de la ville. Il date du XIIº siècle et il a été classé Bien d’Intérêt Culturel et Monument Historique-Artistique. 
Le pont de la Magdalena constitue la porte d’entrée du Chemin de Compostelle à la ville de Pampelune et c’est pour cela que, sur une de ses extrémités, la croix des pèlerins avec l’image de l’apôtre leur souhaite la bienvenue.  

Pont de San Pedro:

C’est le plus ancien pont de la ville. Son origine pourrait être romaine, même si son aspect actuel est médiéval. Il est constitué de trois arches en demi-cercle et à ses côtés se trouve une croix en pierre identique à celle qui se trouve aux côtés du Pont de Santa Engracia.

Pont de la Rochapea:

Ce pont, connu également comme le Pont des Tanneurs  car les anciens artisans y faisaient sécher leurs peaux, a subi plusieurs réformes tout le long de l’histoire, parmi lesquelles son élargissement afin de permettre le passage de la circulation routière. Des documents en attestent l’existence avant le XVIIIº siècle. 

Pont de Santa Engracia: 

Il s’agit d’un des plus anciens ponts de Pampelune, étant donné qu’il est antérieur au XIIIº siècle. Il est constitué de six arcs de style gothique et, à une de ses extrémités, il est orné d’une croix identique à celle du pont de San Pedro.

Media luna

En bordure de la ville, sur le second élargissement (ou Segundo Ensanche), et à un angle des remparts, le parc de la Media Luna, un des plus beaux et des plus anciens de Pampelune, doit son nom à sa forme de lune décroissante.

Espace bucolique à fort caractère romantique où se nichent pergolas, bassins, escaliers, fontaines, buissons, petites sculptures, jets d’eau, bancs et arbres majestueux, ce parc offre d’excellentes vues grâce à son long belvédère privilégié sur la rivière Arga. Il compte un étang peuplé de poissons, une piste de patinage et une multitude d’arbres, avec 43 essences différentes, parmi lesquels se dresse un splendide séquoia géant. Un de ses nombreux et divers jardins accueille le monument à la mémoire du violoniste de Pampelune Pablo Sarasate, érigé en 1959. 

Au cœur de cet espace vert, un joli café offre une vaste terrasse extérieure qui s’anime tout particulièrement pendant les chaudes soirées d’été. 

Le parc de la Media Luna fut conçu en 1935 par Víctor Eúsa, sans nul doute l’un des principaux architectes navarrais du XXº siècle. Occupant une superficie de 67 000 mètres carrés, il se situe aux extrémités de l’ancienne enceinte fortifiée de la ville, entre le bastion de San Bartolomé et l’avenue Baja Navarra

Taconera

Le parc de la Taconera, conçu vers 1830, est le plus ancien et le plus beau de tous les parcs de la ville. 

On peut y entrer par plusieurs accès et à n’importe quelle heure, étant donné que ce n’est pas un parc fermé et qu’il n’a donc pas d’horaires. Cependant, l’accès le plus seigneurial est celui du Portail de San Nicolás, situé dans la rue du Bosquecillo. Récréation d’un arc de Triomphe, ce fut par le passé une des six portes d’entrée à la ville fortifiée et il fut placé, jusqu'en 1915, aux environs de l’actuelle église de San Ignacio. Actuellement on ne conserve que sa façade. Les restes de l’ancien Portail de la Taconera, détruit également à cette époque, se trouvent aux côtés de la piste d’Antoniutti.

Le visiteur peut découvrir à la Taconera la figure de la Mari Blanca, qui se cache entre les arbres. Elle fut conçue par Luis Paret pour parachever une fontaine de Pampelune, placée sur la place du Castillo. Elle date de la fin du XVIIIº siècle et il s’agit d’une des images les plus populaires de la ville.

Sur la partie basse des jardins, les fossés montrent au visiteur une petite enceinte zoologique au pied des remparts où vivent ensemble cerfs, canards, lapins et paons. La balustrade ou le mirador qui s’ouvre depuis la rue Navas de Tolosa est l’un des endroits préférés des enfants de la ville. 

Le monument le plus important qui orne l’avenue centrale des jardins de la Taconera est celui en l’honneur du ténor roncalais Julián Gayarre, érigé en 1950 par Fructuoso Orduna et Víctor Eúsa. La figure de Gayarre couronne un cylindre sculpté avec des bas-reliefs allégoriques qui contourne une fontaine.      

Vuelta del Castillo

LE POUMON DE LA VILLE

La Citadelle et la Vuelta del Castillo, ceinture verte qui entoure la première, forment le grand poumon vert et le référent urbanistique clé de la ville. Il s’agit de 280 000 mètres carrés conformant un espace où les arbres et les plaines s’entrelacent avec une construction érigée entre 1571 et 1645 pour défendre la ville de Pampelune. Pavillons, fossés, bastions, ravelins et glacis sont aujourd’hui des lieux publics destinés aux activités de loisir, au sport et à la culture.   

LA VUELTA DEL CASTILLO

La raison de la conservation de la Vuelta del Castillo est militaire : en réalité, il s’agissait des glacis de la Citadelle, une zone en légère pente vers les fossés et les remparts où il n’a jamais été permis de construire. Dès le XVIIº siècle, c’est l’une des promenades préférées des habitants de la ville. Il s’agit d’un vaste espace vert très soigné où se rencontrent promeneurs et amateurs de football ou de jogging. On y retrouve des bancs, des fontaines et des sentiers qui conforment un itinéraire agréable. Sur le sol des sentiers, la Vuelta del Castillo expose deux roses des vents: l’une près du bâtiment Singular, au carrefour des avenues de Pío XII et de l’Ejército, et l’autre au niveau de l’accès à la Citadelle par la Porte de Socorro.     

LA CITADELLE

L’intérieur de la Citadelle est un agréable parc public, uniquement accessible aux piétons, avec de larges plaines traversées par des sentiers, une petite place centrale avec une fontaine, des bancs pour se reposer, une petite zone de loisir pour les enfants et une trentaine d’essences d’arbres. 
Elle accueille le Centre de Culture Contemporaine Hiriartea. Le pavillon mixte, le four, la salle des armes ou la poudrière sont actuellement des espaces dédiés aux expositions artistiques et à la célébration d’événements. 

  • La Poudrière: construite en 1694, c’est la construction la plus ancienne de l’enceinte.
  • La Salle des Armes: elle fut construite en 1725, d’après le projet de réformes du prestigieux Verboom pour la Citadelle et les Remparts. Elle a quatre étages et servait d’entrepôt d’artillerie.
  • Le Four: il s’agit de l’ancien four à pain de la fortification. Le Pavillon Mixte : formé par deux énormes salles, réformées en 1720 et par la suite. 
  • Les fossés: De l’avenue de l’Ejército ou depuis plusieurs endroits de la Vuelta del Castillo, il est possible de s’enfoncer dans le petit labyrinthe des fossés. Un sentier central parcourt tout son périmètre, de l’avenue de l’Ejército jusqu’à Yanguas y Miranda. Le promeneur y rencontrera des étangs et des pistes de jeu.  
Yamaguchi

Les bonnes relations entre les villes jumelées de Pampelune et de Yamaguchi ont permis la réalisation de ce parc oriental, à la réalisation duquel ont participé des paysagistes nippons. Il date de 1997 et il s’agit d’une superficie verte de 85 000 mètres carrés avec des éléments ornementaux propres à la culture japonaise: un grand geyser, un palafitte, un étang avec un pont et une cascade, ainsi que plusieurs essences d’arbustes et d’arbres nippons. C’est un hommage aux quatre saisons. À l’intérieur de ce parc se trouve le Planétarium de Pampelune, à côté duquel est installée la sculpture Momento Espiritual, de Jooefe Orte. 

LE PLANÉTARIUM

Le Planétarium de Pampelune, inauguré en 1993, dispose de la plus grande coupole du monde, de 20 mètres de diamètre. C’est devenu une référence culturelle, scientifique, touristique et éducative obligée, visitée par plus de 100 000 personnes chaque année.

Le bâtiment, sur lequel on remarque une tour cylindrique sans fenêtres et revêtue de brique rouge, est inspiré d’un panthéon funéraire de la Vallée des Rois en Egypte, du trésor d’Atreo de Mycènes et des tombes marocaines de Meknès. La salle de projections Tornamira, ainsi baptisée en l’honneur de l’astronome de Tudela du XVIº siècle, est la partie la plus spectaculaire du bâtiment. Sa coupole a une capacité de 220 spectateurs.

Le Planétarium dispose également de deux salles d’expositions qui accueillent certaines des exhibitions les plus importantes de la ville. Au premier étage, on trouve une grande verrière décorée avec les signes du zodiaque, réalisée par Alberto Chueca.

Route des jardins

Le cours de l’Arga dessine la plus grande zone naturelle de la ville. Cette rivière, la principale des trois qui passent par Pampelune, parcourt près de 12 kilomètres entre moulins, plaines maraichères et parcs de différentes localités. Elle s’introduit dans Pampelune par le pont de la Magdalena, le parc d’Arantzadi, le pont de San Pedro, le parc de Runa et de Trinitarios, et continue par le pont de Santa Engracia. Certains de ses tronçons rejoignent d’autres itinéraires comme le Chemin de Compostelle.

LES JARDINS DE LA BELLE ÉPOQUE. À côté du Centre d’Interprétation des Fortifications se trouve le parc de la Media Luna, de style romantique, avec d’excellentes vues sur l’Arga. Une jolie promenade tout le long des remparts nous conduira par le Portail Nouveau jusqu’au Jardin de la Taconera, le plus ancien et, pour la plupart, le plus joli de la ville, mis en avant par son importante biodiversité. Cloué dans le domaine des remparts, il s’agit d’un jardin de style français, rempli de fontaines et de statues. Créé en 1850, il contient les bastions de Gonzaga et de Taconera, ainsi que le ravelin de San Roque. À l’intérieur de ses fossés, on peut observer des cerfs, des canards, des paons et autres volailles qui vivent en semi-liberté. Très près se trouve le parc d’Antoniutti, dédié à la pratique de sports comme le skate ou le roller.

LA CITADELLE ET LA VUELTA DEL CASTILLO. À côté de la construction défensive des XVIº et XVIIº siècles surgit le parc de la Vuelta del Castillo, une plaine aménagée en jardin en plein cœur de Pampelune. L’ensemble met à disposition une plaine aménagée en jardin de 280 000 mètres carrés, le lieu idéal pour pratiquer du sport ou se promener. Les structures fortifiées de la Citadelle confèrent un caractère singulier à cet immense jardin, depuis lequel on peut observer les spectacles des feux d’artifice lors des fêtes de San Fermín. Dans ce parc on trouve également le Centre de Culture Contemporaine Hiriartea. 

LE CHEMIN DE COMPOSTELLE OU LA ROUTE DES ÉTOILES. Le Chemin de Compostelle nous conduit jusqu’aux jardins du Campus de l’Université de Navarre, qui accueille un magnifique musée. De même, très près de la zone des hôpitaux, on arrive au parc Yamaguchi, de style japonais, où se trouve le Planétarium de Pampelune, aux côtés du jardin de la Galaxie.